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Concours-Pirates

 

 

Pirates !

 

Concours mars 2008

 

 

de Fausta

 

oOo

 

"En prévision des manifestations contre le gouvernement, le pont Alexandre III sera fermé à la circulation demain apr- CLIC !"

Un doigt rageur écrasa le bouton de la radio pour changer de station.

"On s'en fout. Musique."

Les accents lancinants d'une ritournelle des années 70 résonnèrent dans la cuisine aux murs jaunis. "Alexandrie ! Alexandra-haa ! Je suis dans ta viiie- CLIC !

-Ben casse-toi."

Le doigt trouva un autre bouton.

"... Le CAC 40- CLIC !

-Bon, ben, un CD ?"

La jeune femme pivota sur elle-même, parcourant des yeux l'amas de cartons.

"C'est sûr, ils sont là. Quelque part. 'Somewhere over the Rainbow'..."

Elle s'arrêta de chanter avec un sourire crispé. "Pas mieux." Ses yeux tombèrent enfin sur ce qu'elle cherchait. Elle saisit le petit carnet noir et commença à le feuilleter.

"C, C, C, Culottes 5. Cafetière 11. Faut que je la sorte. 11, faut pas oublier. Cadavre 18. C'est malin, ça. Encore un coup de l'autre pomme. C, C, C, cache-pots ? J'en ai ? C. Ah, voilà, CD, carton 5. Y a plus qu'à le localiser."

 

D'un pas décidé, la jeune femme entra dans la pièce adjacente, occupée en son centre par un bloc composé de cartons numérotés. Elle l'observa d'un oeil critique, lui tourna autour, puis se résolut à déplacer quelques légos. La chance était avec elle, le carton 5 et même le carton 11 lui tendaient les bras. Elle s'en empara avec un sourire, posa la 11 contre le mur et ouvrit le 4 avec précaution. Après quelques instants, elle en retira un boîtier du bout des doigts et le retourna.

"Oui, ça devrait faire l'affaire."

Revenant dans la cuisine, elle sortit le CD du bout des doigts et le glissa dans le lecteur.

"Play".

'See that girl watch that scene dig in the Dancing Queen'...

Elle poussa le son, avant de s'emparer d'une brosse et d'un seau et de se mettre à l'ouvrage. Cette cuisine n'allait pas se décaper et se peindre toute seule. Elle en avait pour un moment.

 

oOo

 

"Mais comment traduire ça ?" répéta la jeune femme pour la dixième fois. "Je ne peux pas, je ne peux pas." Elle referma délicatement son dictionnaire et brisa son crayon d'une seule main. Le craquement sembla la rappeler à la réalité. Elle jeta d'un air dégoûté les morceaux à la corbeille et regarda son clavier d'un oeil mauvais.

"C'est l'heure du café, de toutes façons."

Sur ces paroles péremptoires, elle se dirigea vers la cuisine.

Elle fit chauffer la machine et récupéra sa tasse qui égouttait sur l'évier. Elle lut l'inscription qui s'y trouvait :'Save a Cat, Kill a Quatuor'. Elle frissonna en repensant à sa première expérience avec les violons. Ses oreilles lui bourdonnaient encore rien qu'à repenser à cette plongée dans la musique contemporaine. Elle évitait depuis tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un instrument à cordes.

Un coup d'oeil à la machine à expresso lui donna le feu vert. Elle y posa sa tasse et appuya sur le bouton. Elle huma les vapeurs avec un sourire aux lèvres. "Et dire que le café énerve certaines personnes..."

Sa tasse était pleine ; elle la porta à sa bouche en repartant vers sa table de travail.

Confortablement installée, elle regarda d'un oeil critique son écran en sirotant son café.

"Je ne m'en sors pas mieux. (Un soupir) Bon, passons au chapitre suivant. Faudra que j'y revienne plus tard."

D'un geste machinal, elle attrapa un crayon qui attendait son tour dans le tiroir et commença à le mâchouiller.

"OK, la scène est finie, les affaires reprennent."

Elle annota rapidement son carnet et ouvrit la fenêtre d'un geste absent.

 

oOo

 

La cuisine ruisselait et Gabrielle était trempée, mais heureuse. Les murs avaient perdu leur teinte cireuse. Demain, elle pourrait commencer à peindre. Les dernières notes de "Like an angel passing through my room" résonnaient. Elle éteignit le poste.

"A la douche et on sort," affirma-t-elle. Elle déposa ses instruments et ôta sa blouse. La lumière du dehors fit luire sa peau humide de transpiration. Un dernier coup d'œil derrière elle et Gabrielle passa la porte de sa chambre pour chercher des vêtements propres. Un gros chat l'attendait fièrement sur le lit.

"Mon chaton, tu as retrouvé la maison ! Alors, il fait beau dehors ?"

Le chat buvait littéralement ses paroles et absorbait ses caresses, se frottant éhontément contre ses mains et son visage qu'elle avait tendus vers lui.

"Bon chat – ptou ptou – pas la queue dans la bouche – ptou ptou. Rhâa, tes poils !"

Ayant terminé son rituel d'adoration, l'animal sauta à terre et se mit à donner des coups de pattes à un objet qui traînait sur le parquet.

"Qu'est-ce que tu m'as encore ramené, sale chat ?"

Le sale chat en question donna un dernier coup de patte qui expédia l'objet en direction de la jeune femme.

"Mais… Un bout d'crayon. T'as trouvé ça où, Raton ? C'est pas un des miens. Beuh, il est tout mâchouillé. Allez, c'est un vieux trucs dégoûtant, regarde l'état. Poubelle !"

Un geste leste, un plong satisfaisant de la corbeille et Gabrielle avait déjà le nez dans son armoire.

"Tiens, il manque une chaussette. Sale chat," ajouta-t-elle en lançant un regard noir au félin qui la regardait d'un air innocent en se léchant les babines.

 

oOo

 

"Mais c'est quoi, cette loque ?" Xandra poussait du bout de son chausson la chose rose qu'elle venait de trouver sur son balcon. Un petit coup de pied déplia l'objet et révéla une socquette de taille adulte.

"Bêêh !"

Elle passa la tête par dessus le balcon en essayant de voir si les voisins du dessus faisaient sécher leur lessive. Elle secoua la tête.

"Non, pas là."

Elle osa un coup d'œil vers a droite.

"Papy Wagner ? Des chaussettes roses ?"

Avec incrédulité, elle regarda vers la gauche.

"J'aurais de nouveaux voisins ?"

Les fenêtres sans rideau et une aide d'un reflet du soleil lui fit apercevoir une silhouette féminine, nue et de dos, traverser la pièce. Automatiquement, un sourire lui vint aux lèvres.

"Ah oui, j'ai au moins une voisine."

En secouant la tête, elle rentra chez elle. Il était temps de se nourrir et de nourrir le monstre vert. Dans la cuisine, elle sortit de la laitue et attrapa la boite de croquettes pour chat. Avec circonspection, elle s'approcha du vivarium. Le monstre ouvrit un œil. Elle jeta la laitue dans sa direction et s'empara de la gamelle vide pour retourner à la cuisine. Elle la rinça, puis versa une dose de croquettes et les mouilla généreusement. Lorsqu'elle revint vers l'immense vivarium, la bête commençait déjà à sortie de la cage.

Avec un soupir, la jeune femme la laissa faire. Une petite promenade ne pouvait pas lui faire de mal. Elle reposa le bol de nourriture à sa place et repartit à la cuisine préparer son dîner, sans suspecter l'ombre menaçante sous le lit qui suivait tous ses gestes attentivement.

 

oOo

 

Gabrielle, de son côté, avait terminé de prendre sa douche et s'était habillée. elle commençait à rassembler ses affaires pour sortir dîner, quand elle entendit soudain un énorme bruit et des cris dans l'appartement voisin. Les cris semblaient se déplacer vers le balcon. Intriguée, la jeune femme passa la tête dans l'entrebâillement de la porte-fenêtre. Les cris venaient bien d'à-côté. Elle n'eut pas le temps de réfléchir plus loin, car plusieurs choses arrivèrent en même temps. Son gros chat déboula du muret du balcon et se jeta dans ses jambes pour se réfugier chez elle au fond du placard ; une femme échevelée essaya de passer par le même chemin en vociférant ; elle tomba amoureuse.

 

Le temps reprit son cours. La femme la repéra et commença à lui parler d'un ton plus mesuré. Gabrielle reprit ses esprits.

"… ce chat ,"

'Ah, pas assez rapide pour revenir sur terre', pensa-t-elle.

"Pardon ?

-Je demandais si ce chat était à vous ?

-Oui ?"

Sa réponse était moins assurée.

"Cette sale bête a voulu bouffer ma tortue et elle s'est fait mordre.

-Ca mord, les tortues ?" Sa réponse lui valut un regard torve. "Je veux dire, comment il s'est fait mordre, ce nigaud ?"

La femme, sa voisine semblait-il, avait renoncé à passer sur l'autre balcon. Il valait mieux : son T-shirt, coincé entre le muret et le paravent, était remonté et découvrait le ventre ferme de sa propriétaire. Gabrielle déglutit. 'Reprends-toi!'

"Je viens de nourrir la bête et c'est son heure de promenade. Votre chat, si c'est bien le vôtre, s'est introduit chez moi et s'est approché de sa nourriture, comme c'est des croquettes pour chat.

-C'est ça que mange votre torture ?! Moi aussi, je mordrais !"

La voisine la regarda bizarrement. Gabrielle se reprit.

"Je veux dire, je croyais que les tortues mangeaient de la salade…

-Oui, mais pas que ça. (Un silence) Vous pouvez aller voir votre chat ? Même moi, je fais attention. Elle est très agressive.

Gabrielle la fixa, puis rentra chez elle et entreprit d'extirper son chat de sa cachette. Il tenta de sa débattre, mais dut se rendre à l'évidence : il était coincé. Gabrielle ressortit sur le balcon où l'attendait toujours sa voisine. Elle se baissa et écrasa d'une main son chat sur le sol, fermement, puis entreprit de lui tâter les pattes, une à une. Ce n'était agréable pour personne et, une fois sûre, elle relâcha le chat qui mit une distance respectable entre eux. Sa voisine la regardait toujours.

"Alors ?

-Alors rien. Il a toutes ses pattes et toutes ses griffes."

Le soulagement se lut sur le visage de son interlocutrice.

"Tant mieux. Mais la bête aurait fait une bonne soupe, sinon.

-Euh oui." Gabrielle ne savait pas comment le prendre. "Au fait, je m'appelle Gabrielle. Je suis votre nouvelle voisine." Elle lui tendit la main que la voisine prit machinalement avant de répondre.

"Enchantée et bienvenue. Je suis Xandra. (Un temps). Vous êtes arrivée quand ? Je n'ai pas entendu emménager.

-Hier. Des amis m'ont aidée à porter les cartons."

'Elle vit donc seule' constata Xandra.

"Le gros chat, c'est Raton.

-Raton ?! Comme un rat ? Drôle de nom pour un chat.

-Oui, c'est un raccourci de son vrai nom, Pirate. Quand il était petit, il était maigre comme tout et on plaisantant en le comparant à un rat. Ca lui est resté, même s'il a largement rattrapé son retard. Mais il est resté Pirate dans l'âme. il me rapporte toute sorte de trucs qu'il doit ramasser ici ou là. Dernièrement, c'est un vieux bout de crayon mâchouillé."

Elle vit passer un éclair dans les yeux de Xandra.

"Ah, c'est peut-être lui alors…" Au regard interrogateur de Gabrielle, elle ajouta :"J'ai trouvé une pauvre chaussette rose tout à l'heure…

-…Rose. Hohoo.

-Une loque infâme.

-Hum.

-Que je n'ai pas encore jeté dans le vide-ordure…

-Bien, je pense que je vais la récupérer.

-Mouillée, sale…

-Moui, mais vous savez, d'habitude, elles sont propres, sèches et rangées par paires."

Un regard amusé et Xandra disparut de son côté du muret.

Gabrielle patienta une minute, puis osa passer le nez chez sa voisine. La sonnette de sa porte d'entrée se fit entendre.

"Qui ça peut être ? Peut-être elle ?"

Après un dernier regard, elle rentra chez elle et alla ouvrir. La vision qu'elle avait devant elle la fit sourire involontairement. Sa voisine se tenait devant elle, le bras tendu, lui offrant sa chaussette.

"Merci bien." Elle récupéra son bien. "Voulez-vous entrer une seconde ?

-Non, merci. J'ai un truc sur le feu. Une autre fois peut-être.

-Oui. Pas de problème. Demain, j'aurai installé la cafetière.

-Parfait ! A partir de demain alors."

Après quelques mots sans importance, Gabrielle referma la porte et s'y adossa, rêveuse.

"Wouahou. Qu'elle est belle !"

 

oOo

 

"Paarfait."

Gabrielle regardait son travail de la journée. Les murs étaient maintenant enduits et demain, elle pourrait enfin peindre. Raton se glissa entre ses jambes et déposa son larcin à ses pieds. Elle le regarda d'un air las.

"T'en as pas marre, toi ?"

Elle ramassa la boule de papier froissée et machinalement en lut quelques mots.

"Mais où tu as trouvé ça ?! C'est une scène d'amour ?" Elle regarda le chat. "Tu lis l'anglais maintenant ?" Elle attrapa le greffier dans ses bras. " Mais tu sens bon ! Tu t'es encore fait caresser par une femme, hein ? Tu as bien de la chance ! Définitivement une femme."

 

Avec un soupir, elle déposa le chat à terre et alla se servir un verre de vin blanc. La journée avait été laborieuse et elle éprouvait le besoin de se récompenser. Elle se dirigea vers le balcon où elle avait sortit une chaise et une petite table. Elle s'installa, la boulette de papier toujours à la main.

 

oOo

 

Xandra relut sa dernière phrase. Le ton était bon. Elle avait des chances de rendre la traduction de ce livre dans les temps. Le bonus serait agréable à recevoir. Il y avait juste cette scène entre les deux héroïnes qui la gênait. Elle ne voyait pas vraiment comment rendre tout l'amour qu'elle lisait en anglais. Ses livres habituels étaient plus du genre de la science-fiction, rien d'aussi romantique. Elle regarda sa corbeille pleine de brouillons. Le chat, Raton, était passé plusieurs fois dans l'après-midi. Il avait tout d'abord vérifié que le monstre vert était bien dans sa cage, puis il avait fait le tour de l'appartement. Il avait ensuite joué dans ses papiers avant de s'endormir sous le bureau. Ensuite, elle avait craqué et lui avait fait un câlin en se demandant si sa propriétaire ne s'inquiétait pas de ne pas le revoir. Et si un jour quelqu'un l'enlevait, ce chat si confiant ?

Repoussant ces idées, elle sortit sur le balcon. Le soleil n'était plus si brûlant. Elle se pencha sur la balustrade. Les enfants du rez-de-chaussée jouaient aux cartes. Un mouvement vers la gauche attira son regard. Raton la regardait de ses grands yeux jaunes.

"Hey chat. Comment tu vas depuis tout à l'heure ?" Elle s'approcha de lui doucement. "On se connaît maintenant, hein ?"

Elle tendit la main vers lui et il s'y frotta. Plus loin, une silhouette se déplia et elle vit arriver Gabrielle.

"Bonjour, Xandra. Ce chat est impossible. Il drague toutes les jolies femmes. Il est prêt à tout pour des caresses."

Gabrielle se mordit les lèvres. Elle avait encore parlé trop vite. Quand allait-elle apprendre ? Xandra pourtant ne semblait pas avoir remarqué ses paroles et elle continuait de caresser le chat. Elle leva enfin les yeux.

"Il a passé l'après-midi avec moi, sous le bureau.

-Vous étiez sous le bureau ?!" Un éclat de rire lui répondit.

"Non, bien sûr ! Je travaillais à ma traduction et il était à mes pieds."

Cela éveilla l'intérêt de Gabrielle.

"Vous traduisez ? C'est votre travail ?

-Oui. Je traduis des romans, tout ça.

-Oh, et quel style ?

-Hum, le plus souvent, c'est de la science fiction, mais là, c'est plus une comédie romantique.

-Oh. Et vous pouvez me dire quel auteur ?

-Oui, mais je ne sais pas si vous connaissez." Elle cita un nom.

"Vous plaisantez ? Bien sûr que je la connais ! C'est une des nouvelles auteurs lesbiennes à la mode. Et c'est quoi, le titre du roman ?"

Xandra la regardait, incertaine.

"S'il vous plaît, j'ai déjà acheté deux de ses romans et ils étaient super."

Elle trépignait presque. Devant tant d'enthousiasme, Xandra céda.

"Il n'a pas encore de titre en français, mais le titre anglais est 'Pirates', le même nom que votre chat, quoi.

-Génial ! Mais alors, la feuille que le chat a ramenée…

-Oh, ça doit être à moi. Vous pourriez me la rendre ? Je suis liée par contrat à ne rien dévoiler."

Avec un soupir, Gabrielle alla récupérer le document qu'elle avait soigneusement défroissé.

"Faut que je vous avoue que je l'ai lue alors.

-Et ?

-Je suis désolée ?

-Non pas ça, je veux dire, ça vous a plu ?

-Le passage ? Oui, il est bien décrit, pas vulgaire du tout."

Xandra qui l'avait observé se lança.

"C'est un passage que j'ai du mal à traduire. C'est pour ça qu'il est sur papier. En général, je travaille à l'ordi.

-Mais il est plutôt simple, pourtant.

-Oui, mais je n'arrive pas à le rendre." Elle regarda Gabrielle dans les yeux. "Est-ce qu'il reflète bien la réalité ? Ou est-ce de la fiction pure. J'ai peur de traduire trop près du texte ou alors de m'en éloigner trop.

-Je pourrais…" Gabrielle s'humecta les lèvres. Il faisait soudain trop chaud pour une fin d'après-midi. "Je pourrais vous aider, puisque j'ai l'habitude de lire ces livres."

Xandra lui sourit.

"Je crois que je vais accepter. Une petite relecture. je n'en ai pas l'habitude, mais si cela ne vous dérange pas…

-Pas le moindre du monde.

-Et si vous m promettez de ne pas raconter ce que vous lisez…

-Il faudra me passer sur le corps pour me faire parler."

Un sourire dans l'œil de sa voisine.

"N'exagérons rien. Nous n'en sommes pas encore là.

-On pourrait en discuter autour d'un repas ?"

Xandra réfléchit en la regarda.

"Oui, pourquoi pas. Ce soir ?"

Gabrielle jeta un coup d'œil en direction de son appartement.

"Heu oui, mais pas chez moi, je n'ai pas terminé…

-Pas grave. Venez à la maison.

-J'apporte le dessert !

-Si vous voulez. (Une hésitation légère). On pourrait se tutoyer.

-Oui, à tout à l'heure.

-A tout à l'heure. Ne fais pas comme le chat, passe par la porte."

Sur ces paroles, Xandra rentra chez elle en laissant une Gabrielle un peu sonnée réfléchir à ce qu'elle allait apporter et aux grands mystères de la vie qui lui permettaient de rencontrer une femme superbe quelques jours seulement après avoir emménagé. Les astres, les dieux devaient être en sa faveur.

 

 

*******

(à suivre, peut-être).

 

 

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